DIATEWA Josue E, GHIMBI NLM
24-Apr-2026
Introduction : L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue un événement aigu qui affecte simultanément l’intégrité corporelle, l’équilibre psychologique et les dynamiques familiales. Il entraîne des symptômes émotionnels récurrents — anxiété, dépression, perte du sentiment d’efficacité, altération de l’image corporelle — et modifie la communication et les rôles au sein du système familial. Dans les contextes africains, ces réactions sont renforcées ou modulées par les représentations culturelles, les croyances spirituelles et les contraintes socio-économiques. Objectifs : Décrire les déterminants de la souffrance psychologique post-AVC, analyser les processus d’adaptation familiale et identifier les facteurs culturels influençant ces dynamiques afin de proposer des pistes d’intervention adaptées. Méthodologie : Cette communication repose sur une synthèse narrative mobilisant : les modèles psychologiques reconnus (approches cognitivo-comportementales, théorie du stress et du coping, modèle systémique) ; les apports des neurosciences sociales dans l’évaluation des interactions patient-famille ; les résultats d’enquêtes cliniques et observations réalisées dans des milieux hospitaliers d’Afrique centrale ; les travaux en psychologie de la santé portant sur les représentations culturelles de la maladie et la charge des aidants. Cette méthodologie vise à intégrer données conceptuelles, données contextuelles et observations cliniques pour dégager des facteurs constants d’adaptation et de vulnérabilité. Résultats : L’analyse montre que l’AVC engendre une souffrance psychologique multidimensionnelle, marquée par des troubles émotionnels persistants, une altération du sentiment d’identité et des difficultés d’ajustement à la dépendance fonctionnelle. Les familles connaissent une réorganisation profonde, incluant redistribution des rôles, surcharge émotionnelle, tensions communicationnelles et émergence de nouvelles formes de solidarité. Dans les contextes africains, les représentations culturelles de la maladie, la place de la famille élargie et les contraintes socio-économiques constituent des déterminants majeurs de l’adaptation, pouvant agir soit comme ressources de résilience, soit comme obstacles. Les interventions combinant soutien psychologique, psychoéducation, médiation familiale et mobilisation communautaire apparaissent essentielles pour améliorer le bien-être psychologique et la dynamique familiale. Conclusion : La souffrance psychologique post-AVC et l’adaptation familiale résultent d’interactions complexes entre facteurs individuels, relationnels et culturels. Une prise en charge intégrée, culturellement sensible et centrée sur le patient et ses aidants est nécessaire pour optimiser la récupération émotionnelle, renforcer la résilience familiale et améliorer la qualité de vie après un AVC.
Avc, Souffrance Psychologique, Adaptation Familiale, Aidants, Psychologie De La Santé, Afrique